
Friedrich Merz, le futur Chancelier allemand
Conférence du 17 avril 2025
M. Klaus Welle - Ancien Secrétaire Général du Parlement Européen
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Introduction
Friedrich Merz (né le 3 juillet 1964 à Beelen, en Allemagne) peut être qualifié de démocrate allemand traditionnel, influencé par trois orientations fondamentales de la vie politique en Allemagne depuis 80 ans :
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L’intégration européenne
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L’alliance transatlantique
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L’économie sociale de marché.
Le socle conceptuel de la démocratie chrétienne allemande est fort large en comparaison des autres démocraties en Europe : il trouve son origine dans la nécessité qu’il y eu de créer, après la 2e guerre mondiale, un accord entre les factions politiques catholiques et protestantes ; ainsi, on fait toujours référence aux valeurs sociales, libérales, et conservatrices. En effet, les protestants étaient libéraux et conservateurs, tandis que les catholiques, aussi libéraux, mettaient plus l’accent sur les valeurs sociales.
Friedrich Merz, originaire d’une région très traditionnelle de l’Allemagne, est un homme qui a été formé politiquement pendant les années 80, période pendant laquelle co-existaient encore les 2 Allemagnes (de l’Est et de l’Ouest), et l’Union Soviétique dans sa forme d’alors. Les jeunes générations n’ont pas conscience des nombreuses similitudes qui existent entre cette période et celle que nous vivons actuellement. Il y a cependant de grandes différences dans le fonctionnement des institutions politiques de chacune de ces 2 époques (le Parlement).
Friedrich Merz et le contexte politique allemand
Quand on parle des démocrates-chrétiens en Allemagne, on pense naturellement à Angela Merkel. Notons cependant que celle-ci était européenne de nécessité, tandis que Friedrich Merz est européen de conviction.
Il a débuté par une remarquable carrière dans le monde politique pour rejoindre ensuite le groupe financier BlackRock (société renommée de gestion d’actifs) comme responsable de la supervision de l’Allemagne, ce qui lui a permis de se familiariser avec le fonctionnement des marchés financiers.
Après son retour en politique, il a eu l’occasion de montrer sa ténacité : ce n’est en effet qu’à son 3e essai qu’il parvient à devenir Président de la CDU (le 31 janvier 2022, réélu en mai 2024).
La CDU est un parti qui regroupe plusieurs tendances idéologiques :
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Les conservateurs traditionnels ;
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Les libéraux économiques ;
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Les modérés centristes ;
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Et enfin les écologistes conservateurs.
Friedrich Merz appartient à la tendance conservatrice, assez loin de l’aile gauche du parti. Il a montré ses compétences quand il était dans l’opposition, en arrivant assez adroitement à diviser la coalition, en défendant l’idée que la politique d’endettement du gouvernement n’était pas justifiée, ce qui a créé des tensions internes tellement fortes que la coalition finit par imploser.
Contrairement à l’actuel Chancelier Scholz, c’est un orateur-né comme on a pu le voir au Parlement européen.
Il a aussi l’habitude d’agir vite, ce qui présente des avantages mais aussi des inconvénients. Et aussi de prendre des risques : par exemple, dans les négociations qu’il a eues avec les Sociaux-Démocrates au niveau des investissements dans les infrastructures, il a fait un assez rapide décompte pour proposer une enveloppe globale de €500 milliards. Ou encore, pour le budget de dépenses de la défense qui passera de €100 à €150 milliards d’euros par an.
Il a donc une personnalité fort différente de celle du chancelier actuel, qui est très prudent dans sa politique par rapport à l’Ukraine en faisant toujours attention de ne pas diverger des positions des États-Unis et qui a refusé que les chars Léopard allemands soient mis à la disposition des Ukrainiens sans l’accord des Américains, ce que le futur chancelier Merz a l’intention de faire.
Les 3 personnages-clé en Allemagne actuellement
En ayant à l’esprit que les problèmes allemands et les grandes questions géopolitiques européennes sont très fortement liés, il y a actuellement 3 personnalités en Allemagne qui vont jouer au niveau de ce pays (et de l’UE) des rôles très importants :
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Ursula von der Leyen (CDU - Union Chrétienne Démocrate) : née en 1958 en Belgique, Présidente de la Commission européenne depuis le 1 décembre 2019 et 1ère femme à occuper ce poste, ayant eu différents portefeuilles ministériels précédemment sous Angela Merkel ;
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Friedrich Merz, le prochain Chancelier (CDU) ;
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Manfred Weber, président du groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement Européen.
Les résultats des élections européennes en juin 2024 ont changé la distribution du pouvoir dans les institutions européennes : les Libéraux et les Verts ont perdu une cinquantaine de sièges et la droite gagné à peu près septante sièges.
Pratiquement, le groupe du Parti populaire européen (PPE) - les démocrates -chrétiens au sens large allemand- contrôle actuellement le Centre, alors qu’il n’y a plus de majorité ni à gauche ni à droite, et est donc en mesure de prendre les décisions les plus importantes, ce qui donne un rôle très important aux 3 personnes citées plus haut.
Les problèmes auxquels F. Merz devra trouver des solutions
L’environnement géopolitique de l’Europe et donc de l’Allemagne a fondamentalement changé, et pour M. Merz les difficultés auxquelles fait face l’industrie allemande (qui en 2025 sera en récession pour la 3e année consécutive) sont indissociables des problèmes qui se posent de manière plus large à l’Europe :
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Le prix de l’énergie de remplacement (LNG principalement) en conséquence de la diminution importante des importations (directes) de gaz et de pétrole russe ;
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La posture agressive de la Russie vis-à-vis de ses voisins et plus généralement des systèmes démocratiques de l’Europe de l’Ouest perçus comme une menace ;
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La volonté des États-Unis de ne plus prendre en charge (gratuitement) la défense conventionnelle de l’Europe, et les incertitudes liées à la solidité du parapluie nucléaire des États-Unis pour l’Europe, ayant comme conséquence la refonte fondamentale et l’augmentation très importante des budgets de dépenses de tous les pays européens ;
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Les difficultés que rencontre l’industrie automobile allemande, et plus généralement européenne, soutien traditionnel de son exportation, dans le cadre de la conversion du moteur thermique vers l’électrique et des pertes de compétitivité qui en découlent par rapport à la concurrence chinoise extrêmement agressive ;
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Plus récemment, la guerre économique (via les droits de douane) lancée à tout va par l’administration américaine du président Trump.
Nous pensons que la période que nous vivons est assez semblable à celles des années 1945 (pour mémoire) et 1989 : des moments de changements profonds et rapides auxquels il faut faire face avec tous les problèmes qui en découlent.
Ces sujets méritent d’être abordés plus en détail.
La menace russe et la protection des USA pour l’Europe (bouclier nucléaire)
Cette menace ne se limite pas à l’Ukraine. Nos infrastructures sont aussi menacées, comme on peut le constater par les (fréquents) sabotages des câbles de communication sous-marins (le dernier en date : le 21 février 2025 en mer Baltique). La Commission européenne a d’ailleurs annoncé un plan de protection renforcé après une série d’incidents similaires préoccupants. Elle a aussi transmis un rapport à l’OTAN et aux États-Unis précisant qu’elle considérait que tous les pays de l’ancien bloc de l’Est qui font maintenant partie de l’OTAN et / ou de l’Union européenne sont menacés d’une reprise de contrôle par la Russie comme ce fut le cas en 1989 : la Russie, à l’époque encore partie de l’Union soviétique, avait adopté une attitude ambivalente envers ses voisins traditionnellement sous son influence. Avec la chute du mur de Berlin et l’effondrement progressif du bloc communiste, Moscou a essayé de gérer les mouvements de démocratisation et d’indépendance dans plusieurs pays d’Europe de l’Est (principalement en Pologne, Hongrie et Tchécoslovaquie où des réformes démocratiques avait été mises en place).
Des décisions seront prises pour contrer cette menace lors du prochain sommet de l’OTAN qui est prévu pour la fin du mois de juin.
Il est intéressant de prendre connaissance des positions de Stephan Miran (PHD en économie de Harvard, élève de Martin Feldstein - contrairement à Peter Navarro, qui n’a aucun diplôme de Harvard). C’est un économiste américain influent, nommé par Donald Trump en décembre 2024 pour diriger le Conseil des conseillers économiques de la Maison Blanche lors de son 2e mandat. Il a développé un document d’une quarantaine de pages (« A User’s Guide to Restructuring the Global Trading System ») visant à expliquer comment changer le régime mondial économique, et ceci en 4 étapes :
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Utilisation des droits de douane (tarifs) comme levier stratégique ;
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Dévaluation contrôlée du dollar afin de créer des avantages comparatifs de prix (la diminution actuelle est déjà de 9%) ;
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Réduction de la dépendance aux importations (relocalisation de la production industrielle) ;
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Réduction de la financiarisation de l’économie (concentration des capitaux à Wall Street qui détourne les investissements et les cerveaux de l’économie productive).
Ce plan stratégique semble vouloir être mis en place (tant bien que mal) par le locataire actuel de la Maison Blanche.
Il faut donc absolument que l’Europe dispose d’une dissuasion nucléaire crédible. Les Américains (D.J. Vance VP, et Pete Hegseth, ce dernier ministre de la Défense dans le cabinet Trump) ont clairement dit qu’ils n’ont plus l’intention de défendre l’Europe de manière conventionnelle. Les États-Unis veulent dès à présent se focaliser sur l’Asie, et ce n’est plus simplement une intention comme à l’époque de Barack Obama.
Le Président chinois Xi aurait demandé à ses militaires d’être prêt en 2027 pour envahir Taiwan, soit donc dans 2 ans ; pratiquement, cela veut dire que les Américains doivent utiliser ce délai pour se réorganiser stratégiquement. Pete Hegseth a communiqué le nouveau positionnement américain à tous les responsables de la défense au niveau mondial : celui-ci consiste essentiellement à contrer la Chine, tout en assumant les risques qui seront alors pris en Europe, où militairement les européens ne sont pas en mesure de mener plus qu’une confrontation à la fois ; et ce alors que les dépenses qui sont consacrées à la défense dans les budgets européens sont les plus basses depuis la 2e guerre mondiale ; et que les stocks de munitions sont déjà épuisés avec ce qui a été donné ou vendu à l’Ukraine et à Israël ; et enfin que les Chinois investissent tous les ans plus de 10% dans la défense - ce qui ouvre immédiatement la question de leur attitude vis-à-vis de Taiwan.
Mais les problèmes sont plus vastes encore : les Philippines, l’Indonésie et même l’Australie doivent aussi remettre à jour leurs prises de risques par rapport à l’hégémonie volontariste de la Chine.
En ce qui concerne l’Europe, les Américains considèrent qu’avec 440 millions d’habitants disposant d’un niveau de vie très convenable, les européens doivent assurer leur défense conventionnelle par eux-mêmes ; tout en laissant planer des incertitudes sur le côté inébranlable du parapluie nucléaire américain qui protège l’Europe depuis la fin de la 2e guerre mondiale. Ils ont décidé dès le début de contrôler eux-mêmes les aspects stratégiques de la défense : le renseignement, les satellites et le transport à longue distance. Dans ces domaines, on considère qu’il nous faudra entre 5 et 10 ans pour nous adapter et reprendre notre indépendance.
L’Ukraine joue là un rôle très important car elle mobilise environ 1,6 million de soldats russes en face de 0,8 million de soldats ukrainiens. Il est donc crucial de soutenir l’Ukraine de telle manière que la Russie continue à être obligée d’employer des ressources importantes en hommes et matériels pour maintenir ses positions, le temps que l’Europe réalise le redéploiement stratégique évoqué ci-dessus.
Les Américains se concertent actuellement pour savoir s’ils veulent encore avoir le commandement suprême des forces alliées en Europe, et une décision devrait être prise à ce sujet en juillet 2025. Si elle est négative, nous n’aurons plus un commandement unique, car les Américains n’ont pas légalement le droit de se soumettre à un commandement étranger.
Entre-temps, L’Europe se considère comme assez bien protégée : au Nord avec la Finlande qui peut mobiliser 0,8 millions de soldats, forte de son expérience à la suite de l’invasion allemande en 1940 ; les Suédois aussi, comme pays neutre au milieu de 2 pays nordiques alignés. Idem au Sud, avec les Turcs, tandis qu’au Centre c’est peut-être plus faible ; cependant, les Polonais investissent maintenant jusqu’à 5% de leur PNB dans la défense.
Cela nécessitera donc encore quelques années pour qu’on puisse arriver à un ensemble concret, opérationnel et intégré.
Le rôle de l’Allemagne est donc très important, et la décision de Friedrich Merz de tripler le budget de la défense tombe à pic afin de pouvoir construire les capacités Industrielles de production d’armements. M. Merz dit être prêt à livrer le système de missiles de défense à longue portée, ce que l’ancien gouvernement a toujours refusé ; et qu’il comptait démarrer des pourparlers avec la
France et Le Royaume-Uni pour trouver une solution de « partage » des armes nucléaires que ces deux pays possèdent.
Les relations avec les Etats-Unis
L’administration américaine du président Trump nous amène chaque jour des décisions et des contre-décisions. Il est donc très difficile de mesurer les conséquences à long terme de cette succession d’incohérences. Néanmoins, il ne faut pas attacher trop d’importance à ces contradictions.
La stratégie de la défense du président Trump vient de M. Elbridge Colby (Républicain de 45 ans, qui promet « de concentrer notre politique de défense sur le rétablissement de la paix par la force et de toujours mettre l’Amérique en premier » (source : ChatGPT). Il faut toujours considérer que derrière le « vendeur Trump » se cache les théories de son conseiller économique Stéphane Miran, dont il a déjà été question ci-dessus (voir supra). Or, l’on voit maintenant (avec un certain effroi) cette stratégie se mettre en place via les efforts urbi et orbi de l’administration Trump pour diminuer l’influence, si pas museler les médias, les universités, la Justice et finalement le Congrès.
Le déficit américain actuel tourne autour de 7% du budget et à partir de là on peut estimer que ¼ de leur budget est financé par la dette, ce qui est beaucoup, et certainement une situation qui ne peut, par définition, être pérenne. La dette se rapproche maintenant de la valeur du PNB annuel, ce qui est une situation semblable à celle qu’on trouve en France et en Belgique.
Dans de telles circonstances, il faudrait faire des économies, mais ces dernières ne sont pas la panacée pour favoriser une croissance attendue ; et donc les Américains ont trouvé une idée très créatrice qui consiste simplement à laisser les autres pays payer pour eux. Cela voudrait alors dire que la politique des droits de douane dénommés tarifs (1) n’est pas transitoire mais bien permanente (idée sous-jacente : les tarifs payent la dette américaine). On sait aussi que le président Trump manifeste une admiration sans bornes pour l’ancien Président William McKinley (1843-1901). C’est à cette époque que ce dernier a fait financer le fonctionnement de l’état par des tarifs à l’importation, alors que les impôts sur les revenus n’existaient pas encore. On peut dès lors raisonnablement penser que si certains tarifs disparaîtront, un montant de 10% restera en vigueur pour un moment. Mais ce n’est pas tout. Trump veut aussi baisser la valeur du dollar
(2) pour obtenir des avantages compétitifs (le dollar a déjà baissé de valeur de 9% depuis son arrivée). Et finalement, pourquoi ne pas faire un « deal » (3) par le biais duquel les pays souhaitant bénéficier du parapluie nucléaire américain (qui, de fait, coûte fort cher) soient obligés d’acheter de la dette américaine pour une durée de (par exemple) 100 ans avec un taux d’intérêt assez bas. C’est d’ailleurs un montage semblable qui a été réalisé en Grèce pour la renflouer (sans passer par un défaut de dette) et ce par le biais de l’Union européenne…
Au mois de juin lors du sommet de l’OTAN nous risquons donc que ces idées un peu éparses soit regroupées dans un plan concret et que la facture de la dette américaine soit présentée aux
« alliés » des Américains. Cependant, ceux-ci sont déjà en passe de réagir en créant des partenariats commerciaux qui avec le Canada, qui avec la Grande-Bretagne, mais aussi beaucoup plus loin avec l’Inde (avant fin 2025) et l’Australie. Nous pourrions ainsi créer une Union douanière à plusieurs étages, même si des arrangements similaires se sont vu opposer des fins de non-recevoir par la France. L’Allemagne est évidemment intéressée en premier chef, étant l’exportateur numéro un dans l’Union européenne.
La compétitivité européenne
Pour rénover la compétitivité européenne, il faut commencer par réaliser une uniformisation des marchés financiers, et favoriser l’émergence d’acteurs de très grande taille. C’est en effet difficile pour une banque de financer un projet high-tech, dont elle n’a pas les compétences pour juger de la valeur. En effet, dans ce genre de financements, 80% de ceux-ci sont voués à l’échec et seulement 20% au succès. Il faut donc aussi mettre en place une union bancaire et finalement arriver à intégrer 27 marchés séparés de la défense.
Certains secteurs, comme l’automobile font face à de grandes difficultés. Mais Porsche (par exemple) a fait savoir qu’elle investirait dans la défense. Pour l’Allemagne (et pour l’Europe), la faiblesse dans le secteur automobile pourrait donc être compensée par des investissements dans le secteur de la défense, où on ne va plus investir €50M par an mais bien €150M, et ce y-compris via des secteurs de pointe comme l’intelligence artificielle.
CONCLUSION
Si l’on regarde les anciens chanceliers allemands, on trouve 3 catégories : ceux qui sont oubliés, les managers de crise, et finalement des personnalités de transformation.
Ces dernières ne peuvent émerger que quand des transformations deviennent indispensables, et c’est ce qui est plus que probablement en train de se produire. Le nouveau chancelier Friedrich Merz qui à l’occasion d’être un chancelier de transformation ; il faut espérer qu’il sera à la hauteur de cette tâche.